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Nokia 8 bleu gris

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  • Mémoire vive (RAM): 4 Go
  • Mémoire interne: 64 Go
  • Carte mémoire: oui
  • Capacité de la batterie: 3090 mAh
  • Capteur photo: 13 Mpx
  • Capteur photo avant: 13 Mpx
  • Système d’exploitation (OS)Android
  • 4G (LTE): oui
  • Dual-sim: non

320,000 CFA 285,000 CFA

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    La très attendue arrivée de Nokia dans le petit monde d’Android n’a pas exactement commencé de la meilleure des manières. Les Nokia 3, 5 et 6 venaient certes avec l’expertise matérielle rattachée au nom Nokia, mais ne nous avaient pas exactement époustouflés par leurs performances. La promesse d’un mobile plus ambitieux et sans compromis permettait d’entretenir un certain espoir. Ce mobile, c’est le Nokia 8.

    Loin des fiches techniques parfois un peu timides de ces prédécesseurs, le 8 embarque quasiment toutes les caractéristiques techniques que l’on pourrait attendre d’un téléphone de cette stature en 2017 : écran IPS 5,3 pouces (13,5 cm) WQHD, puce mobile Snapdragon 835, 4 Go de RAM, 64 Go de stockage avec possibilité d’ajouter une carte microSD, double module photo au dos (un couleur + un monochrome), un lecteur d’empreinte, un port USB Type-C et bien sûr toute la connectique sans fil habituelle, Wi-Fi, 4G (toutes bandes), GPS, Glonass, Bluetooth 5.0. Tout ce beau monde est soutenu par une batterie de 3 090 mAh et animé par Android 7.1.1. Bref, à peu près tout ce qu’il faut pour aller se frotter aux grands noms du marché.

    Nokia_8_Face.jpg
    Nokia 8, face avant.

    Le mobile est déjà disponible en précommande au tarif de 599 €.

    ERGONOMIE ET DESIGN 3/5

    Sans grande surprise, le Nokia 8 reste dans la plus pure tradition des mobiles Nokia, c’est-à-dire admirablement bien construit. Au vu de ce que le constructeur parvenait à faire avec le Nokia 3 vendu à 150 €, on avait peu de doutes sur ce Nokia 8 vendu à 600 €. La coque en métal aux bords arrondis est très agréable en main, quoiqu’un peu glissante, et la légère courbure de la vitre avant donne l’impression d’avoir un joli galet poli entre les mains. Le design minimaliste avec les bandes radio sur les tranches contribue à un look très épuré et élégant.

    Nokia_8_Dos.jpg
    Nokia 8, dos.

    Malheureusement, la qualité de construction ne fait pas tout et si l’on regarde de face, on a du mal à croire que le mobile est sorti en fin d’année 2017. En effet, les bords autour de l’écran sont bien trop imposants par rapport à la concurrence, notamment les LG G6 et Galaxy S8. Concrètement, le mobile est aussi haut qu’un G6 et plus large, malgré un écran de 0,4 pouce (1 cm de diagonale) plus petit. Un petit détail difficilement acceptable. Celui du Nokia 8 est en dessous des 70 %.

    Nokia_8_Profil.jpgL’écran du Nokia 8.

    Ajoutez à cela le manque de certification IP67, et vous avez un téléphone certes beau, bien fini et sans problème majeur, mais qui techniquement ne peut pas prétendre concurrencer le reste du haut de gamme Android. Le lecteur d’empreinte en façade est parfois un peu capricieux et exige que l’on pose son doigt de la bonne manière ; une fois le pli pris, il est relativement rapide.

    ECRAN 4/5

    Si l’on peut regretter que le Nokia 8 n’ait pas adopté un écran à technologie Oled comme bon nombre d’Android haut de gamme cette année, au moins il est appréciable de voir que le constructeur a pris soin de livrer tout de même une dalle de bonne qualité. Le seul vrai point noir tient à la température des couleurs, qui atteint 8 514 K, bien loin des 6 500 K standards. La reproduction des couleurs, elle, est plutôt juste, puisque le delta E s’établit à 2,6, en dessous du seuil à partir duquel l’œil humain peut percevoir une dérive colorimétrique, donc.

    COLORIMÉTRIE
    5/5
    DeltaE = 2,6

    Côté lisibilité, pas de problème non plus. La luminosité maximale atteint un excellent 749 cd/m², tandis que la minimale descend jusqu’à 3,1 cd/m². Le contraste quant à lui pointe à 1 642:1 et enfin la réflectance reste à un raisonnable 14 %. Pas de craintes donc, vous n’aurez aucun mal à voir les informations affichées à l’écran, même en plein soleil.

    Seul second micro-point noir, le retard tactile est un peu élevé, à 124 ms, mais cela ne devrait pas être vraiment gênant à l’usage. La rémanence, elle, se contient à 13 ms. À l’utilisation, tout roule donc, et la définition WQHD (2 560 x 1 440 px) sur une dalle de 5,3 pouces octroie une finesse d’affichage impeccable. Bref, le Nokia 8 est doté d’un écran quasi parfait qui sera suffisant pour 90 % des usages.

    PERFORMANCES 5/5

    Avec une plateforme mobile Snapdragon 835, 4 Go de RAM, une puce graphique Adreno 540 et une version quasi nue d’Android, le Nokia 8 a tous les ingrédients pour assurer une fluidité sans faille. Le mobile n’a aucun mal à jongler entre les différentes tâches, qu’il s’agisse de simples pages web ou d’applications plus gourmandes en ressources. C’est un véritable plaisir à utiliser.

    Thermique_Nokia_8.jpg
    Températures du Nokia 8 pendant la sollicitation CPU/iGPU, de dos (à gauche) et de face (à droite).

    Détail toujours appréciable, que ce soit lors de l’utilisation soutenue du couple CPU + iGPU ou après de longues minutes de capture photo + vidéo, le mobile ne semble jamais trop monter en température, grâce notamment à la coque en métal qui dissipe plutôt bien la chaleur.

    JEU
    5/5

    Enfin, pas de surprise côté jeu, tous les titres du Play Store se lancent sans problème et tournent avec une fluidité et un niveau de détail à toute épreuve.

    AUDIO 4/5

    La sortie casque est quasi exempte de défauts, à l’exception de la puissance de sortie, qui est correcte mais aurait tout de même pu être meilleure, surtout sur un téléphone haut de gamme. La distorsion est maintenue à un niveau très bas, la dynamique est très large et la diaphonie plutôt bien marquée. En revanche, le haut-parleur vient un peu gâcher la fête avec un signal hyper concentré sur la partie haute du spectre et qui sature rapidement. Dommage.

    Le Nokia 8 est aussi livré avec une paire d’intra-auriculaires certes basique, mais à la qualité de conception très correcte. La sensation de confort n’est pas exceptionnelle, mais au moins on ne ressent aucune gêne, même sur de longues sessions d’écoute. En outre, trois paires d’embouts de tailles différentes sont fournies afin de trouver la plus adaptée à sa morphologie. Le câble, plat, est sensible aux transmissions solidiennes ; on peut facilement entendre les frottements et les contacts.

    Le micro embarqué offre quant à lui une captation très satisfaisante. La voix est claire et intelligible dans la plupart des situations, même si on peut encore percevoir les sons environnants dans des milieux bruyants. Côté audio, les intras font le job pour une utilisation en kit mains-libres ou éventuellement suivre des vidéos, mais ne sont pas taillés pour l’écoute musicale. Ils proposent une signature sonore en V extrêmement marquée, des graves hypertrophiés et des hauts médiums eux aussi boostés à outrance, ce qui donne un effet presque agressif à un volume d’écoute soutenu.

    PHOTO 3/5

    En faisant renaître des cendres son partenariat avec Zeiss, le spécialiste allemand de l’optique, Nokia mise beaucoup sur la photo avec ce Nokia 8. Et le mobile embarque de plus deux modules photo au dos, histoire de mettre toutes les chances de son côté. Ici c’est l’arrangement « à la Huawei » qui a été choisi, c’est-à-dire un module couleur et un monochrome, tous deux de 13 Mpx.  Pour résumer, le Nokia 8 s’en sort plutôt bien, mais n’est pas au niveau des références en la matière que sont les LG G6et HTC U11.En plein jour, les résultats sont satisfaisants tant que l’on reste au centre de la scène. Le mobile souffre en effet d’un petit problème optique qui fait qu’un certain flou s’installe dans les coins du cliché. Le traitement photo a également la main un peu lourde sur le lissage. Mais excepté ces défauts, le Nokia 8 livre des clichés aux couleurs bien respectées et au contraste correct.De nuit, le 8 sait aussi à peu près se tenir, en offrant une scène plutôt riche en détails et qui évite la présence trop importante de bruit numérique… Du moins tant que l’on utilise les deux modules en même temps, car les clichés capturés seulement avec l’appareil couleur sont bardés de petites aberrations chromatiques. C’est d’ailleurs l’une des seules différences que le double capteur réussit à produire ; dans les autres circonstances, on ne voit guère de différence entre le mode « duo » et le mode couleur seul.

    AUTONOMIE 5/5

    Nokia avait prouvé avec le Nokia 5, et encore plus avec le 6, qu’il était capable d’assurer une autonomie honnête avec une batterie de 3 000 mAh. Ici, le constructeur s’est donné encore un peu plus de mal et a continué à optimiser la consommation. Résultat, le mobile bataille pendant 16 heures 24 sur notre test d’autonomie SmartViser qui combine streaming, appels, jeu, veille, etc. Un excellent score, qui positionne le Nokia 8 loin devant les hauts de gamme du secteur, comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessous. Cela se traduit par environ deux jours d’autonomie en utilisation « normale ».

    Malheureusement, le mobile s’en sort un peu moins bien en streaming, où il ne tient que 8 heures 30. La faute en revient probablement à l’écran, qui demande d’alimenter un sacré paquet de pixels.

    Bonne nouvelle, grâce au QuickCharge 3.0, il ne faudra guère plus d’une heure et demie pour requinquer le téléphone entièrement.

    Interface & OS

    Nokia s’est engagé sur sa série de smartphones à rester le plus proche possible des codes logiciels et ergonomiques édictés par Google. On se retrouve donc devant un Android « pur jus », sans ajouts (ou presque) de la part du constructeur. Les habitués ne seront pas perdus devant le tiroir d’application, le panneau de notifications et raccourcis, la présence de Google Assistant… Bref, l’expérience est similaire à ce que l’on retrouve sur les Nexus et les Pixel de Google.

    Screen_Interface.jpg

    Au moment où nous écrivons ces lignes, le téléphone vient de recevoir la mise à jour de sécurité de septembre et Nokia s’est engagé à déployer Android Oreo avant la fin de l’année. Autant dire que le constructeur compte vraiment sur les mises à jour comme critère différenciant. Un approche rafraîchissante par rapport au reste du marché, souvent toujours trop lent à déployer les nouvelles versions d’Android. À noter, lors de notre utilisation, le mobile nous a tout de même demandé : « Dans quelle mesure recommanderiez-vous ce téléphone à un ami ou un collègue ? »

    Screen_Reaction.jpg

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